5 novembre 2014

Les mots des concepteurs: Stéphanie Cloutier, conceptrice de marionnettes

Les mots des concepteurs est une série qui laisse toute la place aux concepteurs, héros de l'ombre des spectacles de théâtre et de danse de Québec. Sans eux, ils n'y auraient pas de si beaux moments théâtraux et dansés. Avec leurs mots, ils nous disent le bonheur et le plaisir de travailler à tel ou tel spectacle.

Stéphanie Cloutier est une conceptrice de costumes et de marionnettes. Elle nous dit dans ses propres mots d'où est venu son inspiration pour la conception des marionnettes du spectacle Guerre et paix que présente la bordée les 28 octobre au 22 novembre. Place aux mots de Stéphanie Cloutier.

Par Stéphanie Cloutier

Guerre et paix

La conception de marionnettes est un médium bien particulier qui est vraiment différent des autres types de conceptions que j’ai eu l’occasion de réaliser. Il est particulièrement émouvant, pour moi, de voir apparaitre ces petites personnes et c’est de la magie pure de les voir prendre vie dans les mains de manipulateurs si talentueux. L’attachement que je développe pour mes marionnettes me fait parfois me questionner sur ma santé mentale, mais me procure une énorme joie.

L’élaboration du concept des marionnettes de Guerre et Paix n’a pas été une mince tâche puisque les personnages qui composent la pièce, bien que profondément humain, sont plus grands que nature. Il m’importait de trouver la forme juste qui accompagnerait les acteurs et le metteur en scène dans ce voyage tout en respectant ce texte majeur. Il m’a fallu lutter bien fort pour mettre mes stéréotypes et mes automatismes de côté pour satisfaire les exigences du projet.

Mon but était de raffiner les marionnettes et de miser sur plus de réalisme au niveau de visages, des corps et des costumes. Le but étant de permettre au public de s’attacher aux personnages et de ne rien tourner en ridicule.

Comme j’ai la chance de ne pas être à ma première collaboration avec le Sous-Marin Jaune, un dialogue était déjà établi entre moi, le metteur en scène et les manipulateurs de la troupe.  Disons que nous avions déjà un terrain de jeu, un vocabulaire commun qui facilitait le travail.

J’admire et je soutiens complètement la mission du Sous-Marin qui réussit à faire vivre et à partager de grandes œuvres et qui parvient, à chaque fois, à y faire refléter les grandes problématiques de notre monde.

Je crois infiniment au pouvoir des marionnettes. Quand une marionnette parle, on l’écoute.

Apprenez en plus sur ce spectacle en consultant le site web de la Bordée ainsi que notre interview avec Antoine Laprise (vers la vingtième minute de l'émission du 20 octobre).

Bon théâtre et bonne danse !

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