6 mai 2017

La programmation 17-18 de Premier acte: de l'intime à l'universel

La programmation de la saison 17-18 de Premier acte est une invitation à s’émouvoir, à rire ou à réfléchir, à se laisser surprendre ou secouer, bref un rendez-vous avec à peu près tout ce que l’on recherche au théâtre.

Un billet de Robert Boisclair (largement inspiré du communiqué de presse)

La saison de Premier acte donnera à voir, par son éclectisme, des spectacles qui empruntent les multiples avenues possibles de la création théâtrale contemporaine. S’y côtoieront des nouveaux venus sur cette scène et quelques « vétérans » dans une grande variété de formes : bouffon, one-man-show, comédie, danse-théâtre, happening, conte…


En ouverture de saison, du 19 au 30 septembre 2017, Hommeries! présente sa création :
LA COUR SUPRÊME
Wannabe, Douchebag et Lacharrue jouent à une cour martiale déjantée. Quand « bouffons » se font juges, avocats et procureurs, il est possible que la justice déraille!

Crédit photo: François Angers

Suivra HYPO
Un texte de Nicola Frank Vachon présenté par la compagnie Les hébertistes, du 10 au 28 octobre 2017. Un homme apprend qu’il va mourir. Refusant d’attendre la fin à l’horizontale, il décide de partir, debout, à sa rencontre. Hypo est un un road movie aux allures de ballade folk où le rêve et la réalité se superposent amicalement.


Puis viendra la pièce ABADOU VEUT JOUER DU PIANO
Du 7 au 25 novembre 2017, écrite par Hilaire St-Laurent Sénécal et présentée par Détour Nazareth. Une comédie noire et grinçante qui raconte l’histoire de Jaquelin Belenfant, homme banal par excellence, et de sa lente descente aux enfers où chaque rencontre inattendue deviendra un véritable obstacle à sa quête : donner son cours de piano.


Du 29 novembre au 9 décembre 2017, FUCK TOUTE
De retour entre les murs de Premier Acte, Catherine Dorion et Mathieu Campagna s’expriment avec des mots, de la musique et du son qui torchent. Les textes anonymes rassemblés dans Fuck toute, glanés en particulier sur la blogosphère, ne s’attaquent pas aux « problèmes » de notre société, mais à sa triste absurdité. Une parole essentielle et actuelle livrée par le biais d’une expérience immersive inédite.

Crédit photo: Pierre Bouchard

Pour poursuivre la tradition du temps des fêtes, du 15 au 30 décembre 2017, La Vierge folle, en collaboration avec le Centre de valorisation du patrimoine vivant, revient une septième année avec LES CONTES À PASSER LE TEMPS
Pour cette mouture, la Vierge folle a sélectionné ses contes préférés des six dernières années pour créer un spectacle anniversaire. Cette pièce est présentée hors les murs à la Maison Chevalier, 50, rue du Marché-Champlain.


L’hiver 2018 débutera, du 23 janvier au 3 février, avec MADE IN BEAUTIFUL, LA BELLE PROVINCE
Deuxième création présentée à Premier Acte du Théâtre Kata. Halloween 1995, Linda, dans la cinquantaine fringante, reçoit ses meilleurs amis et sa famille pour une fête costumée. Des débats sur des sujets reliés aux mœurs et coutumes de la Belle Province fuseront dans une ambiance déjantée. Une production hybride où se mêlent l’improvisation, la performance alimentaire et le karaoké pour évoquer nos désirs inassouvis et ceux qui grondent.


Du 20 au 24 février 2018, le Théâtre pour pas être tout seul présente ANGLE MORT
Dans cette création, danseurs, musiciens et comédiens s’unissent dans une scénographie dépouillée, où le son, la lumière et le mouvement sont le centre, pour mettre au jour nos « angles morts », ces espaces où on dissimule ce qu’on refuse de s’avouer.


Suivra immédiatement la pièce CONVERSATIONS AVEC MON PÉNIS
Un texte de Dean Hewison, présentée par Le Théâtre Bistouri du 27 février au 3 mars 2018. À différentes étapes de sa vie, Tom doit négocier avec une partie de lui-même : son pénis. Une comédie quasi philosophique. Un voyage entre le cœur, la raison et l’organe. Une grande histoire d’amitié.


EMBRIGADÉS
Création présentée par Les Pentures, prendra l’affiche du 13 au 31 mars 2018. En partie inspirée par des témoignages et des faits réels, la pièce Embrigadés est l’autopsie d’un crime raciste né d’une haine latente, de l’incompréhension et d’un monde en mutation où la violence semble être la seule issue.


En clôture de saison, du 10 au 28 avril 2018, EXTRAS ET ORDINAIRES
De Duncan Macmillan, par Le Théâtre de passage. À mi-chemin entre le théâtre, le conte, l’improvisation et le stand up, un homme prend le public à partie pour raconter avec sensibilité et délicatesse comment il a grandi aux côtés d’une mère dépressive. La dépression n’aura jamais été abordée d’une façon aussi amusante.


Bon théâtre et bonne danse !

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