10 août 2016

Cinq baumes à notre mal au monde!

Vous avez envie d'une bouffée d'air frais? Vous êtes en quête d'une bonne dose d'antidote à la morosité ambiante? Vous cherchez le remède absolu? Alors, vous êtes au bon endroit. Avec nos cinq antidotes théâtraux et dansés à la morosité ambiante, vous découvrirez le remède idéal à votre mal au monde!

Par Robert Boisclair

N'hésitez pas et consultez notre liste de cinq spectacles qui chasseront l'humeur chagrine qui vous habite. Un choix qui ne fait pas toujours dans la comédie mais qui propose des pièces ayant chacune un caractère unique et vivifiant. Un choix bien personnel qui vous fera oublier la morosité ambiante. Vous pouvez également faire votre choix parmi les nombreux spectacles que proposent les salles de spectacles. Les six prochains samedis vous feront un petit résumé des spectacles théâtraux et dansés à venir cet automne et cet hiver. Vous pourrez occuper vos prochains samedis pour faire vos propres choix mais en attendant, voici ceux que je vous propose.

Drôle de Shakespeare
La Bordée propose en ouverture de saison un Shakespeare débridé et complètement fou. Gloucester est une fresque hilarante inspirée des multiples chefs-d'oeuvre de Shakespeare.



Après une victoire sanglante contre les Écossais, Édouard, roi d’Angleterre, partage le royaume d’Écosse en trois parts entre ses généraux Gloucester et York, ainsi que son épouse, Goneril. La reine, qui espérait devenir régente unique de l’Écosse, nourrit d’ambitieux projets de vengeance. Avec la complicité d’Edmond, un des fils bâtards d’Édouard, elle manigance un plan machiavélique ayant pour but de semer la discorde entre Gloucester et York.


Hélas, Yoric, voilà ce qui reste de toi.
Où sont passés tes yeux, tes joues, ton rire, ta grosse tétine poilue sur ton menton?
Être ou ne pas… Bon, j’ai perdu le fil.

À la Bordée du 20 septembre au 15 octobre.

Shakespeare s'éclate à nouveau!
Décidément, Shakespeare a la cote cette année. Cette fois c'est une véritable oeuvre de Shakespeare que propose le Trident à son public en ouverture de sa demi-saison d'hiver/printemps. Forêt enchantée, filtre d'amour, quiproquos, poursuites et espiègleries meublent de bout en bout Le songe d'une nuit d'été. Un conte lumineux entre réel et rêve pour oublier, ne serait-ce qu'un moment, la morosité ambiante.


Par une nuit d'été, dans une forêt enchantée, Puck, sous les ordres d'Obéron roi des fées, va verser un filtre d'amour à Lysandre, amoureux d'Hermia, deux amants en fuite endormis l'un près de l'autre. Ces derniers, poursuivis par Dimitrius amoureux d'Hermia, mais également par Héléna amoureuse de Dimitrius. La situation devient rocambolesque quand à son réveil, Lysandre, aidé de la potion magique, tombe amoureux d'Héléna. Entre-temps, Puck verse le même filtre à Titiana, reine des fées, puisqu'Obéron est jaloux d'un jeune page que sa femme éduque et souhaite ainsi créer la discorde dans leur couple. En parallèle se déroule au coeur de cette même forêt, la répétition d'une pièce de théâtre dirigée par Bottom, un tisserand, pour la célébration du mariage de Thésée, duc d'Athènes et Hippolyte, reine des Amazones...

Au Trident du 17 janvier au 11 février.

Une drôle de prise d'otages
Une prise d'otages qui devient prétexte à une amusante plongée dans l'absurde, c'est possible et c'est ce que propose Stockholm, le syndrome qui tiendra l'affiche de Premier acte.


C’est une journée comme les autres, en apparence, à l’intérieur des bureaux d’une grosse compagnie d’assurances jusqu’à ce qu’un homme se présente et séquestre six individus qu’il désigne comme responsables de ses malheurs. Un à un, ils sont amenés dans un petit bureau inoccupé. Gary, des ressources humaines, Camille, une secrétaire, Daniel, un informaticien, Yvon, de la sécurité, Sylvain, des relations publiques, et George-Damien, le grand patron. Ils se concertent, s’interrogent, n’ont aucune idée de celui à qui ils ont affaire.

Les relations publiques interviennent, les six victimes apprennent l’identité de leur bourreau. Celui-ci se targue d’être un obscur sportif du siècle dernier, un joueur de cricket qui aurait souscrit une assurance-vie. Les indices s’accumulent, des réponses apparaissent, mais au fur et à mesure que  la lumière se fait, un après l’autre, les protagonistes deviennent la proie du syndrome. Un après l’autre, ils sympathisent avec le geôlier. Camille s’attendrit. Gary milite. Yvon se confond. Sylvain y goûte. L’absurde passe en deuxième vitesse, tout dégringole. Six séquestrés crient à l’injustice pour que l’on rende à leur geôlier la vie qui lui revient.

Au Périscope du 11 au 29 octobre.

Dans l'antre de l'émerveillement
Nous ne sommes pas des oiseaux? est un spectacle qui propose un moment d'émerveillement afin d'oublier la morosité. Le théâtre, la danse et la vidéo interactive fusionnent pour amener le spectateur dans l'antre de l'émerveillement.

Crédit photo: David Cannon

Le chorégraphe et le metteur en scène abordent les thèmes de la liberté et du sens de la vie à travers l’histoire d’une jeune fille, le souvenir qu’elle a de son enfance, de son père, de toutes les traces laissées par ce nomade, dont les rêves de s’envoler parleront aussi bien aux petits qu’aux grands. 

Une coproduction de La Rotonde et des Gros Becs.
Au Théâtre jeunesse Les Gros Becs du 19 au 30 octobre.

Une histoire en multiples points de vue
Le Périscope propose un ballet pour performeurs, caméras, micros et machines avec Dreamland. Un monde imaginaire que le spectateur squatte grâce à un spectacle déambulatoire entre une île-maquette peuplée d'objets miniatures, de performeurs et la projection de plans très rapprochés de petites fictions. Un spectacle qui s'offre en multiples points de vue.


Entre le miniature et l’omniscient, entre les humains et les choses, se tisse un univers où toutes les petites fictions lient entre elles les personnages et le grand récit. Théâtre de miniature, Dreamland réunit plus d'une dizaine de concepteurs venus de milieux différents, tous en action autour de cette île d'objets rappelant la maquette d'un parc d'attractions à l'abandon, ou l'utopie d'une cité déchue, abordant le petit côté animiste de l'architecture et des choses.

Au Périscope du 20 septembre au 8 octobre.

Bon théâtre et bonne danse!

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