jeudi 21 novembre 2019

Primeur: Mozart et Platel au Carrefour en 2020

Quatorze musiciens de plusieurs continents se rencontrent autour du Requiem de Mozart. Ils reconstruisent ce Requiem en fusionnant leurs influences musicales personnelles avec du jazz, de l'opéra et de la musique africaine populaire dans un spectacle ayant pour titre Requiem pour L.

Un billet de Robert Boisclair largement inspiré du communiqué de presse et du dossier de présentation du spectacle
Twitter: @Rob_Boisclair et @Enfantsparadis

Crédit photo: Chris Van der Burght
Le Carrefour international de théâtre accueillera dans la programmation de son prochain festival, le metteur en scène Alain Platel et son spectacle Requiem pour L. Hommage à l’œuvre inachevée de Mozart, amalgame d’influences musicales bigarrées, cet opus tout en mouvement célèbre la vie en magnifiant la mort.

La direction musicale est prise en charge par le compositeur Fabrizio Cassol, qui continue ainsi l’écriture d’une histoire artistique personnelle dans laquelle il réunit différentes cultures musicales autour d’un thème spécifique. Il cherche à chaque fois comment une œuvre existante, des traditions orales et écrites lui permettent d’écrire une nouvelle histoire. Pour le Requiem, il réunit des musiciens avec lesquels il a déjà travaillé (e.a. dans Macbeth et Coup Fatal) et des artistes pour lesquels cette coopération est une première.

Crédit photo: Chris Van der Burght
Sur le plan théâtral, le metteur en scène Alain Platel cherchera avec le groupe une traduction visuelle et physique des images et associations évoquées par un Requiem: de la messe des morts à la fosse commune dans laquelle Mozart fut lui-même abandonné.

Cassol et Platel se rencontrent dans la manière dont ils créent un nouvel univers au moyen de métissages. Ils ont déjà travaillé ensemble sur les Vêpres de la Vierge Marie de Monteverdi (vsprs, 2006), la Passion de Matthieu de Bach (pitié!, 2008) et le répertoire baroque occidental (Coup Fatal, 2014)

Les ballets C de la B d’Alain Platel marquent ainsi leur 5e passage au Carrefour ayant déjà présenté Iets op Bach en 1999, Allemand Indian en 2001, Gardenia en 2011 et Tauberbach en 2015.

Crédit photo: Chris Van der Burght
Requiem pour L.
À l’instar de Mozart, pendant la création de son Requiem, L. est à quelques heures de sa mort. Projetée simplement en vidéo, l’agonie tranquille de cette inconnue surplombe une célébration joyeuse et emportée de la vie.

Le compositeur Fabrizio Cassol profite du caractère inachevé du chef-d’œuvre de Mozart pour le bouleverser complètement en l’offrant en pâture à la mixité débordante de quatorze musiciens/chanteurs de plusieurs continents, réunis sur scène par Platel. De ce joyeux bordel naît un spectacle réjouissant et émouvant sur le sens de la vie, le deuil et l’espoir.

J’ai été à la fois bouleversée et galvanisée par cette œuvre,
vraie et magnifique, brute et mature, pleine d’amour, pleine de sens.
Je pensais à la chanson de Félix Leclerc qui dit :
c’est grand, la mort, c’est plein de vie dedans...
Marie Gignac, directrice artistique du Carrefour international de théâtre

Cette danse chorale devient sacrément joyeuse :
une messagère exaltée de la vie… gagnée sur la mort.
Emmanuelle Bouchez, Télérama, 2018

Requiem pour L.
Carrefour international de théâtre de Québec
Le mardi 2 juin 2020



Le mardi 2 juin 2020 à la salle Louis-Frechette du Grand Théâtre de Québec. Une mise en scène d'Alain Platel. Une musique de Fabrizio Cassol d'après le Requiem de Mozart. Une production des Ballets C de la B. Les billets seront en vente en avril 2020.

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lundi 18 novembre 2019

Théâtre et danse

La danse côtoiera le théâtre ce soir dans une émission aux thématiques éclatées et audacieuses.

Par Robert Boisclair
Twitter: @Rob_Boisclair et @Enfantsparadis

Premier bloc - 17h 30
Crédit photo: Alistair Maitland
David Raymond, co-interprète et cochorégraphe, sera en conversation téléphonique pour nous faire découvrir Bygones.

Bygones
La Rotonde
Du 21 au 23 novembre

Deuxième bloc - vers 17h 50 

Camille Proust et David Lefebvre seront en studio pour nous parler de La duchesse de Langeais.

La duchesse de Langeais
Trident
Jusqu'au 7 décembre

Troisième bloc - vers 18h 10
Crédit photo: Cath Langlois
Camille Proust et Olivier Oudart nous parlerons de Nikki ne mourra pas.

Nikki ne mourra pas
Premier acte
Jusqu'au 30 novembre

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lundi 11 novembre 2019

Fraternité artistique, théâtre horrifique et bonheur jeunesse!

Ce soir, une émission qui s'offre un large éventail de thématiques pour le plus grand bonheur de tous les amateurs de théâtre.

Par Robert Boisclair
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Premier bloc - 17h 30
Image tirée du laboratoire de 2018
Claude Amar, instigatrice et coconceptrice sonore, occupera le siège de l'invité pour nous entretenir d'un spectacle drôle et touchant qui s'intéresse aux aidants naturels.

Nikki ne mourra pas
Premier acte
Du 12 au 30 novembre

Deuxième bloc - vers 17h 50 
Crédit photo: Maxim Paré Fortin
Olivier Oudart nous offrira son commentaire critique du spectacle horrifique Dévoré(s).

Dévoré(s)
Périscope
Jusqu'au 16 novembre

Troisième bloc - vers 18h 10
Les idées lumière
David Lefebvre nous offrira sa première chronique jeune public. Une belle occasion de faire un retour sur le dernier mois de production.

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lundi 4 novembre 2019

Un naïf sympathique et une table ronde

Une émission bilan qui s'offre en prime un spectacle avec un naïf sympathique.

Par Robert Boisclair
Twitter: @Rob_Boisclair et @Enfantsparadis

Premier bloc - 17h 30

Le comédien Rémi-Pierre Paquin (au centre de la photo de la pièce ci-haut) sera en conversation téléphonique pour nous parler d'un spectacle qui squattera les planches de la Salle Albert-Rousseau.

Le Schpountz
Salle Albert-Rousseau
17 novembre

Deuxième bloc et troisième bloc - vers 17h 50 et 18h 10

L'équipe sera en studio pour nous entretenir des spectacles marquants d'octobre et des spectacles à voir en novembre.


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vendredi 1 novembre 2019

De la glorieuse fragilité: glorieux bonheur

Karine Ledoyen et sa joyeuse bande de danseurs proposent un doux moment de bonheur dansé. Un spectacle tout en finesse qui quittera les planches dès ce soir. Courez voir De la glorieuse fragilité vous en ressortirez heureux.

Une critique de Robert Boisclair
Twitter: @Rob_Boisclair et @Enfantsparadis
Crédit photo: David Cannon
Synopsis (tiré du site web de La Rotonde)
La fête a eu lieu, les danseurs portent leurs corps et la scène à blanc pour reprendre l’exercice. Portés par les témoignages et les confidences d’interprètes ayant quitté la pratique, quatre danseurs et une vidéaste s’affairent à honorer ce que les premiers ne font plus. De la glorieuse fragilité est une brillante réflexion et célébration de son médium, un deuil d’une tendresse inouïe.

Les interprètes, poussés dans leurs retranchements physiques et émotifs, font preuve d’une hyper vigilance à l’autre dans leur occupation de l’espace. Dans un plaisir palpable, ils s’acquittent avec brio de la grandeur de ce projet. Karine Ledoyen fait montre, une fois de plus, de l’intelligence et de la sensibilité de sa recherche chorégraphique.
Crédit photo: David Cannon
Glorieux bonheur
Si le spectacle s'affiche comme De la glorieuse fragilité, le spectateur quitte la salle le bonheur au coeur. Il y a de l'amour, beaucoup d'amour dans ce spectacle. L'amour de la danse. Le plaisir d'en parler avec beaucoup de plaisir, sans amertume au travers de témoignages qui viennent sublimer les pas dansés. Le plaisir de danser qui se sent, qui se vit sous nos yeux. Un spectacle qui transpire le bonheur d'un bout à l'autre.

Quelle sublime idée d'offrir des témoignages, des pas dansés et de la musique qui se superposent. Il y a quelque chose de magique. La danse prend un tout autre sens. Le spectateur a l'impression de passer de l'autre côté du miroir. De comprendre un peu mieux ce qui émeut ces danseurs d'autrefois. De comprendre ce qui nous touche dans un spectacle de danse. Karine Ledoyen et ses magnifiques comparses nous font aimer encore plus la danse. 

Il y a du plaisir dans ce spectacle. Dans le tableau jeu où les danseurs jouent à la tag dansée. Ils poussent le plaisir avec la salle en faisant des spectateurs des complices au jeu.

Il y a de la sensualité, même entre les danseurs masculins, alors que les corps s'entrelacent. Tout ça, et plus encore, se fait dans le plus grand bonheur. Dans la découverte de mouvements surprenants ou encore des chuchotements, superbes et drôles Ariane Voineau et Elinor Fueter dans un numéro dansé loufoque.
Crédit photo: David Cannon
Quel plaisir de retrouver Ariane Voineau, que j'aime d'amour, dansé bien sûr. Mais également quelle belle découverte que ces trois danseurs que je ne connaissais pas. Elinor Fueter, Jason Martin et Simon Renaud sont sublimes.

Ce quatuor, et Karine Ledoyen, offrent des pas dansés de toutes sortes et, ma foi, osés par moments. Ils ont eu l'intelligence de faire des chorégraphies dans le silence le plus total. On entend le souffle court, les pieds qui glissent, les battements de coeur des danseurs. Ces silences sont des moments qui nous permettent de vivre la danse avec les danseurs. Ils sont magnifiques.

Il faut souligner le travail de l'équipe technique, et particulièrement celui de la manipulatrice de la vidéo sur scène, Andrée-Anne Giguère, qui devient par moments, un cinquième interprète. Tout s'imbrique superbement sans faux pas.

De la glorieuse fragilité est un grand moment de tendresse, d'amour, d'amitié et de partage qu'il faut voir. Faites vite car ce soir est la dernière représentation. Souhaitons-nous le bonheur d'un retour à Québec bientôt!

Allez-y surtout si vous aimez: les chorégraphies innovantes, la danse qui emballe, les spectacles multidisciplinaires.

Jusqu'au 1er novembre à La Rotonde. Avec Elinor Fueter, Jason Martin, Simon Renaud et Ariane Voineau. Un texte de Pascale Renaud-Hébert. Une chorégraphie de Karine Ledoyen (en collaboration avec les interprètes).

Vous voulez en apprendre plus? Écoutez notre interview avec Karine Ledoyen au tout début de l'émission du 28 octobre.

Bon théâtre et bonne danse!
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