2 mars 2015

La déprime: une comédie pour les nostalgiques

Une bonne vieille comédie rétro des années 80 se pointent à la Salle Albert-Rousseau pour un soir encore. Nostalgique des comédies des années 80? Alors, allez faire un tour à la Salle Albert-Rousseau ce soir. Sourires et rires garantis!

Une critique de Robert Boisclair

Crédit photo: Mélissa Bascunan

Dans une gare d'autobus, tout peut arriver! Une faune bien étrange s'y retrouve et vit des aventures surprenantes. Tous se croisent à l'occasion de courts sketches. La faune bigarrée est peuplée de chauffeurs et de guichetiers bien sûr, mais également de couples qui vivent à distance, de vieillards qui se perdent ou s'offrent des voyages vers des destinations surprises, d'un jeune marié qui rate son bus et de paumés qui se prennent pour Goldorak, quêtent ou s'exhibent. Le décor est planté pour une charmante comédie rétro des années 80.

Retour aux années 80
Le décor et les références sont résolument celles des années 80. Tout y est: les vieux téléphones, les petites télévisions payantes des salles d'attente des gares d'autobus ou les références nombreuses aux années 80. Amateurs de Goldorak, vous serez servi avec ce voyageur qui se prend, littéralement, pour Goldorak et qui vit les aventures de son héros dans la gare. La référence à CKAC rejoindra particulièrement les moins jeunes qui ont connu les années de la radio AM, fort populaire à l'époque mais qui a disparu depuis.

Humour cabotin
La pièce est servie par un bel humour cabotin. Elle ne fait pas cependant rire de bon coeur tout au long de la pièce. On sourit souvent. On rit à plusieurs reprises d'un humour au ras des pâquerettes. Mais c'est aussi ce qui fait son charme. Sans être la comédie de l'année, la pièce permet de passer une agréable soirée.

Le talent des comédiens y est pour beaucoup. Pascale Desrochers y va de plusieurs interprétations marquantes. Elle a une énergie débordante, particulièrement dans sa merveilleuse interprétation de la syndicaliste, et rayonne du début à la fin de cette production. Anne-Élisabeth Bossé propose les personnages aux émotions les plus variés. Elle est étonnante en danseuse de bar amochée et à l'émotion à fleur de peau. Une interprétation juste qui oscille entre le drame et l'humour. Éric Paulhus est magnifique et drôle, particulièrement dans le rôle de ce jeune homme qui se marie... au téléphone! Bernard Fortin, comme toujours, est impeccable.

Beaucoup de dynamisme
Le succès de cette pièce tient à son dynamisme et à la mise en scène qui se doit d'être bien rodée. Denis Bouchard réussit un travail magistral en réglant au quart de tour cette comédie où les entrées et les sorties rapides ainsi que la direction de comédiens sont cruciales pour assurer le succès. Et c'est le cas ici. Tout tourne, ronronne. Un véritable ballet réussi à la perfection.

Pour les nostalgiques
Un spectacle léger qui ravira les nostalgiques. Pour les autres, le spectacle offrira un incursion dans l'univers de l'humour des années 80. Une occasion rêvée de savoir ce qui faisait rire papa et maman!

À la Salle Albert-Rousseau pour un dernier soir. Avec Anne-Élisabeth Bossé, Pascale Desrochers, Bernard Fortin et Éric Paulhus. Un texte de Denis Bouchard, Rémy Girard, Raymond Legault et Julie Vincent. Une mise en scène de Denis Bouchard.

Bon théâtre et bonne danse !

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