9 novembre 2013

Critique: Foutrement

J'attendais avec impatience cette deuxième production de Virginie Brunelle à la rotonde.  J'avais adoré, le mot est faible, Complexe des genres l'an dernier, j'étais donc fébrile à l'idée de découvrir cette nouvelle production.  Et je n'ai pas été déçu.

Par Robert Boisclair

Un homme, deux femmes, une histoire d'adultère.  C'est fil conducteur de Foutrement. L'homme et les femmes se rencontrent.  En couple homme-femme d'abord puis en trio et en solo.  Ils s'aiment, ils se déchirent, ils se perdent.  Bref, ils cherchent l'amour.  

Je n'ai vu que deux chorégraphies de Virginie Brunelle mais j'aime passionnément ce qu'elle fait en danse.  J'aime ses chorégraphies dynamiques, énergiques et amoureusement sensuelles.  J'aime son petit côté osé et légèrement provocateur.  Je vibre aux émotions que nous offrent la constellation des corps des danseurs de ses chorégraphies.  Elle m'a bouleversé cette fois-ci comme la première fois.  Peut-être même un peu plus.

Ici, les danses contemporaine et classique se côtoient et se conjuguent merveilleusement bien.  Tout comme la musique qui colore le spectacle du début à la fin. Les mélanges, musicaux ou dansés, sont réussis.  Il faut d'ailleurs voir les danseurs s'exécuter au son du Messie de Haendel.  Sublime !  Je ne verrai plus jamais le Messie de Haendel de la même manière.

Les danseuses sont merveilleuses, tout comme le danseur d'ailleurs.  Il faut les voir faire des pointes à répétitions.  De véritables dactylos de la pointe.  L'énergie est débordante et le travail pas toujours facile.  Les pointes sont nombreuses et le niveau de difficulté souvent élevé.  Sauter et trépigner en faisant des pointes n'est pas de tout repos.  Le danseur n'en est pas en reste pour autant.  Les portés sont nombreux et les pas de danse pas toujours aisés.  Un véritable trio d'enfer.

Corps qui se frappent, portés violents, les mouvements sont parfois brutaux, souvent même.  D'autres sont plus doux, plus tendres.  Plus rares aussi.  Mais l'adultère, c'est un peu ça.  Du désir, une certaine forme de violence, contre soi surtout.

J'ai adoré Foutrement.  J'avais foutrement hâte de voir cette chorégraphie.  Je suis foutrement heureux de l'avoir vu.  Plus qu'un soir de représentations.  Allez-y... foutrement vite !

Une présentation de la rotonde à la salle Multi de Méduse jusqu'à ce soir.  Avec Isabelle Arcand, Claudine Hébert et Simon-Xavier Lefebvre.  Une chorégraphie de Virginie Brunelle.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire